Quand la covid-19 vous pousse à reporter votre Mariage

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Photo de Christina Morillo provenant de Pexels

La crise du Covid, on le sait, a eu un impact incomparable sur l’économie, l’organisation du travail, les relations sociales mais également sur des projets de vie. L’un d’entre eux est le mariage. Votre mariage était en préparation depuis des mois, parfois des années, mais à cause de l’interdiction de rassemblements, ou suite à la fermeture de frontières, cette journée a dû être reportée pour plusieurs. Vous vous retrouvez dans cette situation? Pas de panique!

Chaque cas est particulier. Bon nombre de personnes ont été choquées en apprenant que leur mariage devait être annulé. Si cela m’était arrivée 4 ans plus tôt, j’aurais été extrêmement triste et déçue, mais au final, j’aurais opté pour une célébration en petit comité. Et hop, on débute la vie maritale!

Cette vision est malheureusement fort simpliste par rapport à la réalité. Trois femmes ont bien voulu partager leur vécu, dont vous pourrez tirer une perspective différente.

Cas numéro 1 : Une question d’argent

Avant toute chose, ne nous leurrons pas, il y a la question des finances, un point commun entre tous les futurs mariés. De nombreux prestataires ne remboursent pas l’entièreté des acomptes ou sommes déjà versées par les futurs époux. On se trouve là face à une mise en balance de deux intérêts : l’annulation du mariage par les époux impliquant de récupérer leur argent et l’annulation du mariage pour le prestataire impliquant de perdre une source de revenus importante durant la saison habituelle des mariages. 

La solution trouvée par de nombreux prestataires est, non pas d’annuler le mariage, mais de le reporter en « gelant » l’acompte ou toute autre somme émise.  Cela vaut pour les propriétaires de salles, les traiteurs, DJ…

Si vous aviez réservé une salle et un traiteur pour 200 invités mais qu’au final, vous ne pouvez recevoir qu’un maximum de 50 personnes, cela peut être décourageant. En effet, vous auriez pu prendre une salle plus petite et réserver le traiteur pour moins de personnes. 

Vous avez deux choix : accepter cette « perte » d’investissement ou accepter le report du mariage pour exécuter le plan initial. Qui plus est, la première option impliquerait de revoir votre liste d’invités et de devoir faire passer à la trappe parfois des centaines de personnes sans lesquelles vous n’auriez pas imaginer ce grand jour.

Cas numéro 2 : Les frontières fermées

D’autres futurs mariés ont connu la problématique de la fermeture des frontières. Une de mes amies attendait la venue de son père ainsi que de ses frères et sœurs de l’étranger. Bien évidemment, au-delà de toute la question financière, il était inimaginable pour elle de se marier en leur absence. Or, frontières fermées, tout était remis en cause. Dans son cas, la décision fut vite prise, non sans pincement au cœur : le mariage devait être reporté.

Cas numéro 3 : Des convictions divergentes

À partir de quand peut-on vivre avec son mari ? Après le mariage traditionnel (ou dit, « coutumier »), c’est-à-dire selon la coutume de ses parents ? Après le mariage civil (devant les autorités du pays) ? Après la bénédiction nuptiale (bénédiction par un ministre de culte à la suite d’une cérémonie religieuse) ? 

La majorité des mariées aujourd’hui associent la grande fête à la cérémonie religieuse et donc, à la robe blanche. Si cette même « grande fête » est remise en question suite aux mesures de confinement, la question se pose du maintien de la bénédiction nuptiale.

Quid alors ? Faut-il faire les mariages traditionnel et/ou civil en petit comité pour au moins pouvoir vivre ensemble, quitte à reporter la fête et la cérémonie religieuse ? Ou faut-il tout faire d’une traite pour que le mariage soit « valide » ? 

La question est encore ouverte et ce, même parmi les croyants. Une alternative pourrait être, pour les couples prêts à s’unir avec peu de gens, d’inviter un ministre de culte pour apporter la bénédiction nuptiale dans le cadre du mariage traditionnel ou civil.

Toutefois, dans l’optique d’honorer ses parents, je crois qu’il est important de connaître leur position par rapport à cela. Est-ce important pour eux de faire une « grande  fête » où ils pourront inviter famille et amis qui vous ont vu grandir ? Est-ce que selon eux, mariage traditionnel et/ou civil et religieux se complètent ? Même s’il est important pour les futurs époux d’en discuter d’abord entre eux, il faut pouvoir laisser place à une conciliation sage avec les parents.

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Laissez les événements concourir à votre bien

Un autre point commun aux témoignages reçus, c’est que chacune a pu relativiser et commencer à tirer du positif de ce report.

Par exemple : continuer à mettre de l’argent de côté durant quelques mois supplémentaires pour la vie à venir, avoir finalement le DJ souhaité car il est finalement disponible à la date du report, bénéficier de la présence d’une cousine très proche dont la date d’accouchement coïncidait avec la date initiale du mariage, voir sa situation administrative se régler car la pandémie avait ralenti les démarches entreprises pour obtenir la copie d’un acte de naissance à l’étranger, pour pouvoir se marier civilement à la date convenue… 

Pour certaines, la tristesse a fait place à la confiance et la paix concernant la date reportée. Pour une autre, qui a pu célébrer son mariage civil et recevoir la bénédiction d’un pasteur dans ce cadre, elle a réalisé que cet épisode l’avait ramené à l’essentiel. En effet, faire une fête c’est super, mais le cœur même de Dieu, c’est l’alliance entre deux personnes qui cheminent pour accomplir une destinée commune. 

Ma prière pour vous

Si vous avez dû reporter complètement votre mariage, quelque soit la raison, je prie que vous soyez consolée dans votre cœur. Car oui, reporter un tel projet a certainement dû causer du chagrin, un chagrin tout à fait légitime, alors que celui-ci puisse s’estomper. 

Je prie également que vous receviez la force de vous préserver sexuellement jusqu’au mariage, si telle était la position que vous aviez choisie. Cela ne doit pas être évident de voir repousser, en même temps que la célébration de votre mariage, ce moment où vous pourrez expérimenter la beauté et la puissance de ne faire qu’un avec votre bien-aimé.

Si vous avez perdu de l’argent, peu importe la somme, que Dieu libère des sources que vous n’aviez point imaginées.

Aussi, je prie que vous puissiez, d’une manière ou d’une autre, continuer à grandir et que vous découvriez encore des clés pour que votre vie maritale soit une réussite. On n’est jamais prêt à 100%. Alors si ces quelques mois de célibat en plus peuvent vous amener à gagner davantage en sagesse et maturité, alors, tout est bon à prendre !

Enfin, je prie que vous ne vous inquiétez pas du lendemain, à savoir si le virus sera éradiqué, si votre mariage aura bien lieu à la date repoussée… Que la paix de Christ, qui surpasse toute intelligence garde vos cœurs et vos pensées en Lui !

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