J’ai envie de me marier et j’assume !

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Et si on se l’avouait ? Il arrive un temps où le désir de se marier est là, concret et fondé. Qu’il y a-t-il une fois que l’on a fait le travail sur soi ? Que l’on est guérie de son passé ? Que l’on est pratiquement devenue imperméable aux pressions de la société ou de la culture ? Que l’âge n’est qu’un chiffre qui suggère que l’on a eu le temps de se préparer ? Eh bien, on peut arriver au stade de désirer profondément se marier.

Est-ce un désir « spirituel » ?

On entend et lit fréquemment des messages ou articles adressés aux célibataires qui les encouragent à voir cette saison comme un temps de préparation, un temps d’investissement personnel en soi. Plus encore, le célibat est ce moment privilégié où la femme peut se donner toute entière à la recherche des moyens de plaire à Dieu. Mais l’on sait, et les exemples sont nombreux autour de nous, qu’il est tout à fait possible d’être mariée et d’être au service de Dieu en menant une vie qui Le glorifie. De même, ne pas être mariée ne garantit pas que le temps sera exclusivement utilisé pour investir dans sa relation avec le Seigneur. Tout revient donc à une question de choix. 

Rappelons également qu’après avoir créé l’homme et lui avoir confié sa mission, Dieu constate qu’il n’est pas bon que l’homme soit seul (Genèse 2:18). La seule solution valable fut de lui créer une femme, appelée Ezer en hébreu, soit « aide, secours, la personne qui aide ». Arrive donc toujours ce moment où un homme, quelque part autour de nous, est au clair avec ce que Dieu lui a confié et où une femme, est positionnée dans son identité de manière telle qu’elle est prête à jouer le rôle d’aide dans la vie de cet homme. Une femme que j’admire beaucoup et qui a été une de mes leaders pendant des années disait un jour que l’homme et la femme qui sont en Christ portent en eux une facette de Dieu. Le but du mariage serait donc de refléter Dieu encore mieux à deux en révélant ensemble un peu plus qui Il est. 

Suis-je malheureuse seule ?

Certains discours encouragent également les femmes à d’abord apprendre à être heureuses et épanouies seules. Cela est tout à fait fondamental. Nous sommes des femmes entières. Nous ne sommes pas incomplètes avant de nous marier. C’est plutôt une phrase romantique que l’on entend lors des déclarations de vœux au mariage. Mon mari m’avait d’ailleurs dit « Tu es la pièce manquante du puzzle de ma vie » … (rires gênés mais fiers !) J’ose espérer que spirituellement, il savait qui il était en dehors de moi.

Je dirais alors que trouver son conjoint est un supplément plutôt qu’un complément. C’est un élément qui vient s’ajouter à une vie déjà complète. Cela ne réduit pas du tout l’apport du conjoint dans une vie. Après tout, deux valent mieux qu’un, parce qu’ils retirent un bon salaire de leur travail. On en revient donc à ce que je disais tout à l’heure : seul, on reflète déjà Dieu et cela est censé nous procurer de la joie. Mais à deux, on Le reflète encore mieux et la joie n’en sera que plus grande et la faveur de Dieu multipliée.

De même, l’Ecclésiaste nous dit que si deux personnes dorment ensemble, elles auront chaud, mais comment celui qui est seul aurait-il chaud ? Bah, certainement en doublant sa couverture ou augmentant le radiateur… Ce qui demeure sans doute beaucoup moins agréable que de pouvoir se blottir dans les bras de son chéri. 

Et je pense à tellement d’autres exemples de petits (et grands) plaisirs de la vie qui ne se vivent qu’en étant mariée. Sans les avoir vécus pour autant, qu’on le veuille ou non, le témoignage des autres, les réseaux sociaux, les films et séries contribuent à alimenter ce rêve en nous, sans pour autant lui faire perdre sa légitimité.

Espérez encore !

J’ai présenté deux arguments qui, l’un étant plus « spirituel » que l’autre, peuvent vous conforter dans ce désir de mariage. Ce sont des points que je vous encourage à personnaliser dans vos prières, au-delà du fait que Dieu vous connaît mieux que vous-mêmes. Vous connaissez votre relation avec Dieu et ce qu’Il a déposé sur vos cœurs concernant votre vie. Vous savez donc quels critères Lui soumettre. Vous pouvez aussi Lui faire part de votre souhait d’investir dans la vie d’un homme et de construire mutuellement une histoire et un foyer qui contribueront à Sa gloire.

Quant au fait de voir son bonheur s’accroître, “celui qui trouve une femme, trouve le bonheur”. L’inverse est sans doute vrai également, alors pourquoi priver la femme de cette joie ?

Mon point est donc le suivant : il n’y pas de raison de culpabiliser d’avoir envie de se marier. Ce souhait est honorable et aligné à la volonté de Dieu. Le tout est d’être honnête avec soi-même sur l’étape dans laquelle on se trouve dans le cheminement vers l’accomplissement de soi. Dès lors, les enseignements encourageant les célibataires à ne pas se précipiter, à se préparer, à guérir et tout simplement à profiter de cette saison sont véridiques et fondamentaux. Par ailleurs, jusqu’à la veille du mariage, je pense qu’il y a toutes les raisons de continuer à profiter de la vie ! 

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