Love : Pourquoi la Transparence fera le plus grand Bien à votre Couple

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Transparence ?

La transparence est le phénomène par lequel il est possible de voir totalement à travers un corps grâce à la perception des rayons. Ce corps peut être animé ou inanimé. Dans ce contexte, nous parlons bien évidemment de corps animé, c’est-à-dire la personne de celui avec qui nous sommes en couple, marié ou non.

Spontanément, je lierai la transparence à l’authenticité. Seule une personne authentique, c’est-à-dire qui se révèle pleinement elle-même, sans artifices ni fausseté peut aisément faire preuve de transparence.

Quand on parle de transparence, on se place généralement dans le contexte de la communication. Qu’elle soit verbale ou non-verbale, c’est elle qui permet de manifester la transparence.

Le décor posé, je pense qu’il convient de distinguer la transparence au sein du couple non marié (fréquentations, fiançailles) et dans le cadre du mariage.

Transparents sans être mariés

On a souvent tendance dans le monde chrétien à sous-entendre qu’il n’y a que 3 étapes dans les relations amoureuses : le célibat (être seul), les fiançailles (après promesse de mariage) et le mariage. On a souvent laissé au dépourvu ce moment entre le célibat et les fiançailles. Depuis quelques années, il semble y avoir un consensus sur l’appellation « fréquentations ».

Que ce soit à cause d’un trait de caractère, d’une déception du passé ou encore d’idées reçues ou conçues culturellement, on pourrait penser qu’il n’y a aucune raison de tout se dire avant d’être engagé avec une personne. Je comprends cette idée et elle est plutôt sage si elle a pour but de ne pas laisser une partie de soi à une personne avec qui, au final, on ne s’engagera pas. Cependant, je crois qu’il n’est pas vraiment possible de fréquenter une personne sans s’ouvrir un minimum et donc, si ça ne devait pas aboutir, y laisser un peu de soi. C’est là tout mon point pour les couples non mariés. Le tout réside dans les informations qui sont données et la motivation derrière cet échange.

En effet, comment peut-on évaluer si l’on peut entrer dans des fiançailles, commencer à impliquer des familles, si l’on n’a pas un minimum d’informations un peu plus personnelles sur la personne en face de soi ?

On peut valablement se poser la question de savoir où est la limite dans ce que je peux dire ou pas ? Je pense qu’il faut remettre les choses dans leur contexte, selon le tournant que prennent les conversations avec la personne fréquentée. La sagesse est un allié de taille. Elle permettra de mesurer la nécessité de donner une information et dans quelle proportion.

Enfin, je crois fermement qu’il faille donner des informations à l’autre pour lui permettre de prendre sa décision de s’engager ou non avec un minimum d’informations indispensables. Les mêmes informations dont on souhaiterait également disposer pour faire son choix en toute âme et conscience.

En droit, il y a un phénomène appelé le « dol ». Il peut être défini comme une dissimulation volontaire d’informations dont, si l’autre partie avait eu connaissance, elle n’aurait jamais conclu le contrat. Ceci est considéré comme un délit civil et entraîne la nullité du contrat car on estime que le but était de tromper l’autre. Vous me direz certainement que le fait de ne pas donner certaines informations sur vous n’est pas dans le but de tromper l’autre mais de vous protéger, ce que je comprends. Toutefois, il ne faudrait pas se retrouver dans un mariage bancal parce que fondé sur un « dossier incomplet ».

Encore une fois, le tout n’est pas de dresser sa biographie (émotionnelle, physique et spirituelle) d’entrée de jeu mais de partager, en son temps, des éléments incontournables tel qu’une relation précédente longue et sérieuse, le désir ou non d’avoir des enfants, de rester vivre dans telle ville… Ce sont des éléments qui forcément, vont permettre à l’autre de mieux nous appréhender mais également des éléments qui vont impacter l’engagement éventuel.

La transparence au sein du mariage

On connait le premier mariage de l’Histoire, c’est-à-dire de l’union d’Adam et Eve, et l’on voit qu’ils étaient “tous deux nus, et ils n’en avaient point honte ». Rien de surprenant, la femme était la chair de de la chair et l’os des os de son mari ! Ils avaient expérimenté le principe d’être une seule chair. Ils avaient atteint le paroxysme de l’intimité : dimension physique (ils vivaient nus avec ce qui s’ensuit entre époux), dimension émotionnelle (l’homme s’est attaché à sa femme qui était son aide) et dimension spirituelle (Dieu était directement à la base de leur mariage). Le jardin d’Eden, c’était vraiment le paradis !

Malheureusement, par la suite, ils ont trouvé problématique le fait d’être nus l’un devant l’autre. Ils ont alors cousu des feuilles de figuier pour s’en faire des ceintures. Or, on sait que la ceinture et ses environs cachent les parties les plus intimes. À ce moment-là, leur intimité dans ces trois dimensions, en prend un sérieux coup : spirituellement, ils se sont mis Dieu à dos en désobéissant et sont chassés du jardin. Émotionnellement, l’homme s’est dissocié de sa femme, notamment en lui rejetant la faute. Et sur le plan physique, ils ont créé une séparation en se cachant l’un à l’autre.

Je dirais en fait que la transparence au sein du mariage est un must, c’est la pensée de Dieu pour des époux ! Elle fait forcément partie du « package intimité » qui est la base même d’un mariage. Si l’on retire à des époux leur intimité sous les 3 dimensions, ou simplement sous une seule dimension, le mariage ne sera plus sain.

Pour ma part, je crois qu’entre époux, on doit pouvoir tout se dire. Et j’irais plus loin en affirmant que l’on doit tout se dire. Il n’y a pas un seul sujet qui mérite d’être caché à son conjoint. Tout ce qui atteint l’un atteint forcément l’autre. Du moins, il faudrait pouvoir arriver à ce stade.

C’est cette forme également que prend le « une seule chair ». Il ne faudrait pas enlever de la substance à la beauté de la volonté de Dieu. Il veut que les époux soient uns à tous les niveaux. Qu’ils partagent certes leur maison, leur corps mais aussi leur argent, leurs échecs, leurs victoires, leurs espoirs… En bref, l’entièreté de leur histoire !

Étape par étape

En finalité, durant les fréquentations, il ne faut pas se voiler la face : si l’objectif est d’envisager si la personne en face de nous est un conjoint potentiel, nous devrons mutuellement y laisser un peu de nous. Dans quelle proportion ? Le bon sens nous le dira mais également la sagesse divine. Soyons vrais sur nos intentions et Il nous guidera.

Et les fiançailles dans tout ça?

Pour la période des fiançailles, on a un peu « un pied à moitié dedans ». L’alliance n’est pas conclue mais l’engagement est bel et bien présent. C’est véritablement un temps de préparation de la vie conjugale. Cela signifie donc que le degré de transparence va monter d’un cran. Certaines informations sont d’autant plus importantes pour se préparer au mieux en sachant à quoi s’attendre. Exemples : le salaire mutuel des fiancés, si l’un a une maladie particulière, etc. L’idée ici n’est plus d’aider l’autre à faire un choix mais de l’aider à se préparer à remplir le rôle qu’il vise en choisissant de marcher vers le mariage.

Enfin, au sein du couple marié, il ne doit plus y avoir de barrière, de carapace ou de fierté. Le conjoint n’est ni un ennemi, ni une personne de qui se méfier. On doit pouvoir le laisser voir totalement à travers nous, et vice-versa. Tout cela dans le but de grandir dans l’amour inconditionnel envers cette personne à qui nous sommes désormais uni pour la vie !

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